Les baignades en rivière d’Île-de-France, des premiers aménagements à la piscine parisienne Joséphine-Baker
Abstract
On ne se baigne plus à Paris dans la Seine depuis plus de trois siècles. Les équipements, d’abord d’éphémères installations, se perfectionnent et sont réglementés par les pouvoirs publics au fur et à mesure qu’ils se pérennisent. Les simples piquets, plantés dans le lit de la rivière et couverts d’une toile tendue, sont rapidement remplacés par des établissements formés de pontons flottants qui délimitent au centre un bassin. Puis, les vestiaires et les équipements annexes sont édifiés sur les quais des rivages avant que les bassins eux–mêmes ne soient maçonnés et encastrés dans la rive afin de faciliter l’épuration de l’eau.À la baignade en eau vive, née de l’attrait renaissant pour le bain d’hygiène, succède l’école de natation à la fin du XVIIIe siècle. Dès les beaux jours, hommes et femmes se rendent dans leurs établissements respectifs, décence oblige, pour se rafraîchir, entretenir leur santé, pratiquer un sport, se retrouver entre amis et pour les plus jeunes, oser des jeux intrépides. Les Franciliens privés de rivages marins plébiscitent les plages fluviales, où enfin, la séparation des sexes n’est plus de mise. La région compte finalement ses établissements par dizaines. Les mieux équipés proposent hôtel, casino, restaurant ou dancing pour s’attirer toujours plus de clientèle. Cependant, dans une rivière après l’autre, à partir des années 1950, la pollution entraîne bientôt l’interdiction de se baigner et sonne le glas de ces piscines d’un genre particulier qui ont presque toutes disparu
| Autori: | |
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| Pubblicato in: | Livraisons d histoire de l architecture, vol. 14, pp. 9-38 |
| Data di pubblicazione: | 01/01/2007 |
| Tipo di documento: | Articolo |
| Lingua: | francese |
| DOI: | 10.4000/lha.422 |
| ISSN: | 1627-4970, 1960-5994 |
| Accesso aperto: | Accesso aperto Bronze: lettura gratuita presso l'editore, senza licenza aperta – Livraisons d histoire de l architecture |
| Citazioni ricevute: | 2 |
| Soggetti: |
Physical Education and Sports Studies
(Social Sciences > Social Sciences > Sociology and Political Science)
Historical Architecture and Urbanism
(Social Sciences > Arts and Humanities > History)
Urbanism, Landscape, and Tourism Studies
(Social Sciences > Social Sciences > Cultural Studies)
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| Identificativi: | OpenAlex W1479807039 |
Dati dell'indice centrale: OpenAlex (licenza CC0).
| Riassunto: | On ne se baigne plus à Paris dans la Seine depuis plus de trois siècles. Les équipements, d’abord d’éphémères installations, se perfectionnent et sont réglementés par les pouvoirs publics au fur et à mesure qu’ils se pérennisent. Les simples piquets, plantés dans le lit de la rivière et couverts d’une toile tendue, sont rapidement remplacés par des établissements formés de pontons flottants qui délimitent au centre un bassin. Puis, les vestiaires et les équipements annexes sont édifiés sur les quais des rivages avant que les bassins eux–mêmes ne soient maçonnés et encastrés dans la rive afin de faciliter l’épuration de l’eau.À la baignade en eau vive, née de l’attrait renaissant pour le bain d’hygiène, succède l’école de natation à la fin du XVIIIe siècle. Dès les beaux jours, hommes et femmes se rendent dans leurs établissements respectifs, décence oblige, pour se rafraîchir, entretenir leur santé, pratiquer un sport, se retrouver entre amis et pour les plus jeunes, oser des jeux intrépides. Les Franciliens privés de rivages marins plébiscitent les plages fluviales, où enfin, la séparation des sexes n’est plus de mise. La région compte finalement ses établissements par dizaines. Les mieux équipés proposent hôtel, casino, restaurant ou dancing pour s’attirer toujours plus de clientèle. Cependant, dans une rivière après l’autre, à partir des années 1950, la pollution entraîne bientôt l’interdiction de se baigner et sonne le glas de ces piscines d’un genre particulier qui ont presque toutes disparu |
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| ISSN: | 1627-4970 1960-5994 |
| DOI: | 10.4000/lha.422 |