Les formulations savantes d'une catégorie politique. Le clientélisme et l'interprétation sociohistorique du « cas italien »

Abstract

RésuméL’article s’interroge sur les raisons pour lesquelles le clientélisme s’est imposé comme une catégorie déterminante de l’interprétation savante du système politique italien. En revenant sur les premiers moments de la formulation de la notion (lors des controverses de la fin du xix e siècle à propos de l’élargissement du suffrage) puis sur ses réélaborations successives jusqu’à la crise politique des années 1990 (en tant que manifestation typique des « anomalies » politiques d’une démocratie « incomplète »), il rapporte cette centralité aux usages qui ont été faits de la dénonciation du clientélisme dans les luttes politiques et institutionnelles ainsi qu’à la manière dont s’est développée en Italie la science politique comme discipline académique.

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Authors: Jean‐Louis Briquet iD ORCID 0000-0002-1253-0637
Published in: Genèses, vol. 62, no. 1, pp. 49
Publication date:01/01/2006
Publisher:Éditions Belin
Document type:Article
Language:French
DOI: 10.3917/gen.062.68
ISSN:1155-3219, 1776-2944
Open access: Open access Bronze: free to read at the publisher, without an open license – Genèses
Cited by:22
Subjects:
Politics and Society in Latin America (Social Sciences > Social Sciences > Political Science and International Relations)
Political Theory and Democracy (Social Sciences > Social Sciences > Political Science and International Relations)
Political Science Research and Education (Social Sciences > Social Sciences > Political Science and International Relations)
Identifiers: OpenAlex W1614482958

Central index data: OpenAlex (CC0 license).

Description
Summary:RésuméL’article s’interroge sur les raisons pour lesquelles le clientélisme s’est imposé comme une catégorie déterminante de l’interprétation savante du système politique italien. En revenant sur les premiers moments de la formulation de la notion (lors des controverses de la fin du xix e siècle à propos de l’élargissement du suffrage) puis sur ses réélaborations successives jusqu’à la crise politique des années 1990 (en tant que manifestation typique des « anomalies » politiques d’une démocratie « incomplète »), il rapporte cette centralité aux usages qui ont été faits de la dénonciation du clientélisme dans les luttes politiques et institutionnelles ainsi qu’à la manière dont s’est développée en Italie la science politique comme discipline académique.
ISSN:1155-3219
1776-2944
DOI:10.3917/gen.062.68