Du Déluge à la conflagration : catastrophes naturelles, culpabilité et eschatologie

Abstract

Les notions de catastrophe et d’apocalypse ont souvent été rapprochées, en dépit de l’acception problématique du terme « apocalypse », qui signifie « révélation » et qui désigne aussi un genre littéraire comprenant une révélation. Parmi les catastrophes bibliques, le Déluge possède un rôle fondateur, et on le retrouve, transposé, dans le premier livre des Métamorphoses d’Ovide. L’étude des traductions françaises de la Genèse et des Métamorphoses met au jour un renversement cosmologique : la cosmologie antique, qui était cyclique – par l’alternance de déluges et de conflagrations –, a laissé place à une eschatologie linéaire, orientée vers le Jugement dernier. La pensée écologique hérite en grande partie de cet imaginaire apocalyptique, qui soulève la question épineuse de la responsabilité.

Salvato in:
Dettagli Bibliografici
Autori: Louis-Patrick Bergot (Sorbonne Université)
Pubblicato in: La parole et le fléau, pp. 235-251
Data di pubblicazione:01/01/2025
Tipo di documento:Capitolo di libro
Lingua:francese
DOI: 10.4000/15t0r
Accesso aperto: Accesso aperto Green: copia in un archivio istituzionale o disciplinare – Hypotheses (OpenEdition) (licenza: OTHER-OA, versione inviata (pre-print))
Soggetti:
Biblical Studies and Interpretation (Social Sciences > Arts and Humanities > Religious studies)
Ecocriticism and Environmental Literature (Social Sciences > Arts and Humanities > Literature and Literary Theory)
Religion, Ecology, and Ethics (Social Sciences > Social Sciences > Sociology and Political Science)
Identificativi: OpenAlex W7133566573

Dati dell'indice centrale: OpenAlex (licenza CC0).

Descrizione
Riassunto:Les notions de catastrophe et d’apocalypse ont souvent été rapprochées, en dépit de l’acception problématique du terme « apocalypse », qui signifie « révélation » et qui désigne aussi un genre littéraire comprenant une révélation. Parmi les catastrophes bibliques, le Déluge possède un rôle fondateur, et on le retrouve, transposé, dans le premier livre des Métamorphoses d’Ovide. L’étude des traductions françaises de la Genèse et des Métamorphoses met au jour un renversement cosmologique : la cosmologie antique, qui était cyclique – par l’alternance de déluges et de conflagrations –, a laissé place à une eschatologie linéaire, orientée vers le Jugement dernier. La pensée écologique hérite en grande partie de cet imaginaire apocalyptique, qui soulève la question épineuse de la responsabilité.
DOI:10.4000/15t0r